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Le portail de la Cathédrale Sainte - Marie d'Oloron, sculpté vers 1120, nous présente des jambons bien visibles, encore sur pied, sans doute, mais prêts à être découpés. Sous le prétexte évangélique des préparatifs d'une Noce de Cana, tous les aspects d'une cuisine béarnaise à l'époque médiévale y sont représentés.
On voit sur cette véritable bande dessinée de pierre sculptée une évidente cérémonie de "pèle-porc", le sacrifice du cochon. |
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Une anecdote célèbre le décrit recevant à Paris le mari de sa nourrice béarnaise. Et le père nourricier, contemplant les poutres où ne pendait aucun jambon, de s'inquiéter paternellement : "Tu n'as donc pas pu "te" tuer le cochon cette année ?" Puis, après avoir en consolation, tiré de sa musette du lard et des "miques" dont le souverain était friand, il aurait ajouté : Henri, mon ami, tu dois souffrir de la faim ; je t'enverrai, moi, quelques uns de ceux-là."
Devenu Roi de France, il reste gourmand et gourmet à la fois, garde le goût des choses du pays natal, les fait venir tant dans ses camps de soldat qu'à Paris : il a fait de sa table un puissant moyen de promotion des produits régionaux.
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